Canada : le Nouveau Brunswick se met au vert

Ours noirIl n’est pas tâche aisée de choisir une région spécifique du Canada pour s’extasier sur les trésors naturels que celle-ci a à offrir, tant le pays regorge de beauté diverses. Le Nouveau Brunswick ne déroge pas à cette règle, la faune et la flore s’y trouvant étant de très belle facture. Petit florilège d’espèces qu’on peut y croiser si la chance vous le permet.

En tête d’affiche, on retrouve entre autre l’ours noir ou Ursus Americanus, aussi connu sous le nom de baribal. Ce beau bestiau dont le mâle peut peser jusqu’à 270 kilos a depuis longtemps pris ses aises sur le territoire nord américain. Relativement bien ancré au nouveau Brunswick, on trouve prés d’un ours tous les 5 km. Doté d’un odorat et d’une ouïe redoutable, cet ursidé est aussi un formidable nageur. De nature relativement calme et réservé et plutôt difficile à croiser, il n’en demeure pas moins un animal à la puissance redoutable capable de vous arracher le cou en deux temps trois mouvements. Sa présence est encore assez loin d’être menacée. La chasse est réglementée au Canada mais ce sont quand même près de 30.000 spécimens qui sont abattus chaque année.

Beaucoup moins massif que son voisin ursidé, on trouve aussi une espèce qui nécessite encore plus le coup d’œil. C’est vers le haut des arbres en effet qu’il faut se tourner pour espérer apercevoir un écureuil volant, ou grand polatouche pour les intimes. Même si le terme « planant » siérait plus à ce petit rongeur, on est toujours pris d’admiration à le voir bondir d’arbre en arbre.

Quoi qu’il en soit il vous faudra vous armer de patience si l’envie vous prenait d’observer le jolie ballet de casse noisette. Animal nyctalope, le grand potalouche est plus actif la nuit et ne sort qu’en de très rare occasion le jour.

Non content d’être de charmantes petites bêtes, ces rongeurs nocturnes jouent aussi un rôle de baromètre indiquant la bonne santé de la forêt, participant même de manière active à son bien être. Les écureuils sont en effet des consommateurs de champignons sous terrains, des truffes par exemple, et de par leurs excréments rependent des spores qui contribuent à la bonne santé des bois environnants.

Il est cependant dommage de constater que la déforestation touche aussi le Canada, influant sur le mode de transport ainsi que l’habitat du rongeur. Heureusement, le nécessaire a été fait pour permettre aux grands polatouches de disposer de nichoirs, aidant par la même occasion les scientifiques à observer la bondissante petite bestiole.

Pluvier siffleurOn retrouve aussi plusieurs espèces endémiques au Nouveau Brunswick, ainsi qu’un nombre assez impressionnants d’oiseaux, plus de 250 espèces différentes, dont fait partie le Pluvier siffleur. Avec près de 6000 individus dans le monde, ce petit oiseau migrateur est hélas menacé d’extinction. Utilisant les plages pour sa nidification, celui-ci doit hélas faire face à la très forte activité humaine qui perturbe ainsi tout son cycle reproducteur. Ajouté à cela une tripoté de prédateurs ainsi que la nature pas toujours clémente et vous obtenez une ébauche de scénario catastrophe pour notre petit oiseau.

Une fois de plus, les choses n’ont pas tardé à se mettre en place et plusieurs actions ont été entreprises pour la sauvegarde du pluvier. Une vaste campagne de sensibilisation nommée Projet Siffleur à été mis en place par la Fédération des naturalistes du Nouveau-Brunswick, visant ainsi à protéger le littoral propice à la reproduction de l’espèce tout en sensibilisant les gens notamment à travers une campagne d’affichage. Des sites clés ont ainsi pu être mis en exergue, permettant un travail efficace quand à la protection et au rétablissement de l’espèce.

On peut être heureux de constater que les habitants du Nouveau Brunswick ont su voir assez tôt l’importance de leur patrimoine naturel et de contribuer à la préservation de celui-ci.

Photo ours noir : © sorincolac – Fotolia.com

David VEERASAWMY